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Traduction en français – Avertissement :
Ce texte est la traduction en français, réalisée à l’aide de la technologie IA, d’un article que j’ai publié en malayalam sur mon blog en juillet 2021. Cet article rassemble les résultats de mes recherches personnelles et de ma propre conviction sur l’origine des noms de plusieurs lieux de Mahé, ainsi que des récits que j’ai recueillis par tradition orale concernant certaines localités.
J’ai fait mon possible pour conserver au maximum le sens et les expressions propres à la langue malayalam.
Une recherche sur l’origine de quelques noms de lieux à Mahé
Les secrets de Mahé : Mémoire d’une ville, histoire d’un nom
Voici une tentative pour retracer l’origine possible de certains noms de lieux à Mahé. Il se peut que d’autres ne partagent pas mes conclusions. C’est justement dans l’espoir qu’ils apportent leur propre savoir que j’écris ces lignes.
Voici donc quelques découvertes et les hypothèses que j’en ai tirées. Certaines ne figurent dans aucun document historique. Ce ne sont que mes propres déductions.
Le Fort du Mūppan
Le fort du Mūppan Saïv. On appelait généralement « Saïv » les étrangers, qu’ils soient Britanniques ou Français. Le Saïv le plus haut gradé, le Mūppan de Mahé ! C’est d’ici que le Mūppan Saïv résidait et gouvernait.
Aujourd’hui, c’est là que réside l’Administrateur régional, avec ses bureaux attenants. Juste à côté se trouve également le musée d’histoire de Mahé.
Derrière s’élève une colline. Au sommet, un grand phare témoigne encore de l’époque française.
À l’extérieur du Fort du Mūppan se dressait autrefois un poste de garde, en forme d’ascenseur-capsule. Il n’existe plus aujourd’hui.
De chaque côté du portail, deux canons noirs étaient installés. Tiraient-ils ? Jadis, oui. Puis, pendant longtemps, ce ne furent plus que des tirs à blanc !
Aujourd’hui, il n’y a plus ni boulets, ni canons pour tirer. Peut-être en reste-t-il au musée. J’ai aussi entendu appeler les Africains Kāppiris et les Portugais Parankis .
Grâce aux efforts de l’ancien ministre de l’Intérieur, M. Valsaraj, l’ancien bâtiment de trois pièces couvert de tuiles, qui abritait autrefois le bureau de l’Administrateur, a été transformé en bureau d’accueil du député local.
Oui, un lieu où les citoyens peuvent rencontrer et dialoguer directement avec leur élu. Certains se demanderont ce qu’il y a d’extraordinaire là-dedans. Je n’ai rien à leur répondre.
Dans la même enceinte, un édifice somptueux a été construit pour accueillir les V.V.I.P, les hauts fonctionnaires et les ministres en déplacement officiel.
La Walkway — promenade
Autre projet phare de l’ancien ministre de l’Intérieur, M. Valsaraj : la Walkway. Les travaux touchent à leur fin. De l’autre côté, un vaste projet capable, peut-être, d’inscrire le nom et la renommée de Mahé sur la carte du monde, a repris après bien des balbutiements.
Une fois achevé, ce projet rapportera d’importantes devises étrangères et créera, directement ou indirectement, de nombreux emplois. J’en ai déjà touché un mot dans ma chronique du littoral.
Si ce projet aboutit, voici comment je vois Mahé !
Une Mahé splendide, parée d’un collier où l’or, les diamants et les perles noires se mêlent au cou de la mer et de la rivière. Et si, à ses oreilles, elle portait encore des _kadukkan_ rouges ? Avec son point rouge au front, vêtue d’un tissu brodé de fils d’argent, elle ressemblerait à une belle femme — c’est ainsi que m’apparaît la rive de la Mayyazhipuzha, que l’on dit être Mère Mahé elle-même. L’histoire du _kadukkan_ rouge, je l’ai racontée dans l’introduction de mon blog. Ceux que cela intéresse peuvent cliquer sur le lien pour la lire.
Pathar
Un nom ancien : Pathar.
L’ Ār , la rivière, qui coule le long du chemin pātha. Aujourd’hui, c’est le parc Tagore.
Le long de la bordure du vêtement dont Mère Mahé est drapée, sur le pan qui retombe, sont gravés les personnages du roman historique et classique de M. Mukundan, Les Rives de la Mayyazhipuzha. En contemplant tout cela, les âmes des combattants disparus de la libération de Mahé doivent sans doute dialoguer, le soir, avec ceux qui passent, en regardant ces images.
Parfois, on se dit qu’on a relégué les combattants de la liberté dans un coin. Certains le disent et le pensent !
Non, ils ont compris que c’est ici le lieu idéal pour contempler le visage de Mère Mahé, pour écouter, par la voix de Mère Océan, les récits que Mukundan n’a pas racontés, pour prêter l’oreille ces deux oreilles ornées de kadukkan rouges aux histoires de la mer et de la terre, traduites comme les marins français traduisaient autrefois leurs codes en D !
Ne voulant rien voir de tout cela, la statue de Marianne se tient quelque part, bien loin !
La statue de Marianne
Ayant tout compris, implorant le pardon de Mère Mahé pour les fautes que ses ancêtres auraient pu commettre, elle caresse encore aujourd’hui les pieds de la Mère, et demeure là.
L’administration de Mahé, sans garder la moindre rancune envers l’ancien pouvoir français, et le peuple de Mahé, fidèle à la maxime Atithi Devo Bhava l’hôte est un dieu , l’ont accueillie sans hostilité, avec tous les honneurs, et continuent de la protéger.
Uppala
Il y avait là un bâtiment où l’on stockait le sel. On l’a démoli pour construire un centre de repos gouvernemental. Reconstruit et rénové, il accueille encore les voyageurs.
Depuis l’ancienne Uppala, on séchait et stockait le poisson, richesse de la mer de Mahé, avant de l’exporter. C’est sans doute parce qu’on y conservait le sel nécessaire à la transformation du poisson envoyé à Ceylan, en Birmanie, etc., que le lieu fut nommé Uppala, la halle au sel .
Le contrat de démolition fut confié à mon père, Narayanan Nair, de Puthenpurayil.
C’est avec les débris qu’il fit construire la plupart des boiseries de notre maison. Une grande poutre de bois, intacte, soutient encore aujourd’hui la charpente de ma maison ancestrale vestige de l’époque française.
Le bâtiment Annexe
On raconte que c’est dans ce bâtiment que les Français entreposaient les épices et les denrées des montagnes de l’Est, conformément au but même pour lequel ils avaient soumis Mahé.
Plus tard, il servit de bâtiment annexe au collège Le Bordais. Le nom Annexe en témoigne.
Entièrement démoli, l’endroit abrite aujourd’hui une statue commémorative du Mahatma Gandhi, entourée d’un petit jardin. On l’appelle désormais Statue Junction. Bien entretenu, le lieu pourrait être encore plus beau.
Le pont de Mahé
Un vieux pont de fer. Les piliers ont été conservés, le pont rénové. Hésitant entre le reconstruire ou le démolir, on se contente de l’entretenir. C’est l’unique lien routier entre Mahé et le Kerala.
Pourvu qu’une nouvelle partition ne nous oblige pas à demander au Premier ministre de rouvrir le pont ferroviaire à la circulation routière !
Tout près se trouve le Tilak Sports Club, d’où le nom Tilak Junction. Mais on l’appelle généralement le Pont. Qu’on ne s’y trompe pas : nous avions autrefois un aéroport portant ce nom. Ce pont-ci n’est pas cet aéroport-là.
Plaza de Armas
C’est ainsi que l’on nomme encore aujourd’hui le terrain de Mahé. Ce vaste espace public semble appartenir désormais au Mahatma Gandhi Government Arts and Science College. Le nom vient peut-être des défilés organisés ici pour la Fête de l’Indépendance et le Jour de la République. À l’époque française déjà, c’était probablement ici que se tenaient ces cérémonies.
Parakkal
Un petit endroit rocheux. On y trouve le marché aux poissons et quelques maisons attenantes. En descendant vers la mer, à l’ouest, des rochers bordent les deux côtés, et c’est là que les maisons sont bâties. J’ai évoqué dans mes récits maritimes la maison ancestrale Valiyapurayil, sur la droite. Lieu rempli de rochers, d’où le nom Parakkal, le lieu des pierres .
En continuant tout droit, on arrive à Poozhithala.
Poozhithala
C’est une des frontières entre Kozhikode et Mahé. Il y avait là un petit cimetière de la communauté Araya. L’extrémité du lieu étant sablonneuse poozhi , le nom a dû évoluer avec le temps pour devenir Poozhithala, la pointe de sable .
Choodikkotta
Autrefois, en venant par la route de la gare, on tournait à gauche au premier carrefour, aujourd’hui surnommé Athirthi, la frontière »l. On arrivait à un petit sentier qui longeait l’est de ma maison, puis tournait à droite, puis à gauche encore, passait à côté de la maison Karappayil, traversait une partie du terrain d’Aaniyil Raghu Master, longeait l’école de Kandithay, et débouchait près de la boutique de Kelappan Nair. On dit que tout ce secteur était considéré comme territoire français.
Même après l’Indépendance, la région de Mahé est restée sous administration française pendant un temps.
À cette époque, la Mahajana Sabha a peut-être exercé une forme de pression, ou bien l’administration française, dans le cadre de la délimitation de son territoire, a pu protéger ses frontières en les entourant de choodi et de cordes.
Une chose est sûre : j’ai entendu dire, de bouche à oreille, qu’il existe des archives attestant que le gouvernement français prélevait un péage sur les véhicules traversant Mahé. Je me souviens aussi que, plus tard, ce droit aurait appartenu à Raghavan Nair, de Puthenpurayil. Sans confirmation.
Pour contourner cela, les militants de la Mahajana Sabha s’adressèrent à Shri Jawaharlal Nehru. Ils lui demandèrent de construire une route passant entièrement par le pont ferroviaire de Mahé, afin d’éviter la ville. On raconte que, sur ordre de Nehru, la route fut achevée en cinq ou six mois. C’est fort probable, car à cette époque, seuls les bus urbains traversaient la ville de Mahé. Les bus longue distance passaient tous par le pont ferroviaire.
Mandola et Choodikkotta
Un peu plus loin, on stockait des feuilles de palme en si grande quantité qu’elles formaient comme une montagne . D’où le nom Mandola de Mount, la colline. En conservant les palmes comme une montagne et en entourant le lieu de choodi comme une forteresse, le nom serait devenu, avec le temps, Choodikkotta et Mandola.
Orange
Si l’on ouvre une belle orange bien charnue du pays, on y trouve 11 quartiers. En disant āru anchu , six et cinq, on aurait fait Orange. De la même façon, Mandola et Choodikkotta seraient nés d’un jeu de mots.
J’ai déjà longuement parlé, dans mes chroniques du littoral, du commerce du poisson frais et du poisson séché à Mahé.
À Azhiyur, la fabrication de choodi et de cordes était une véritable industrie artisanale. Je me souviens avoir vu, dans mon enfance, des familles en fabriquer chez elles, près de Kakkadav ou de l’école de Nademmal. Après la libération de l’Inde des Britanniques, Mahé passa sous administration française. La lutte pour la libération de Mahé empêcha beaucoup de gens d’entrer dans la ville ou de retourner dans l’Union indienne. Pour pallier la pénurie de choodi, de cordes et de feuilles tressées indispensables à la pêche, on en stocka en grande quantité dans ces zones, afin de les acheminer ensuite plus facilement vers Mahé.
Parce qu’on y conservait toujours choodi, cordes et palmes, le lieu devint la forteresse de choodi , et parce qu’on y entassait les palmes comme une montagne, on inventa cette histoire pour confirmer le nom.
Puthalam
Dans l’enceinte de ce temple, on voyait souvent des champaks en fleurs. Le lieu fleuri de champaks serait devenu Puthalam. La maison voisine s’appelle d’ailleurs toujours la maison de Champocchetti .
Sur cette vaste étendue, les fleurs de champak donnaient l’impression d’être déposées sur un plateau poo thaalathil. Avec les déformations du langage, _Poo thaalathil serait devenu Puthalam.
Odathinakam
Un passage étroit, comme une gouttière oda. Il serait devenu Odathinakam, l’intérieur de la gouttière .
Anavathukkal
On raconte qu’il y avait là une immense porte. Une porte plus haute qu’un éléphant, qu’un éléphant lui-même n’aurait pu déplacer ! Elle serait devenue Anavathukkal, la porte de l’éléphant .
Valavil
La mer immense, à l’ouest, s’incurve en venant vers la rivière d’où Valavil, dans la courbe . De là, la terre et les collines semblent se courber comme un arc bandé, un valanja villu. On peut aussi imaginer que Shri Kurumba Bhagavathi monte la garde, toujours vigilante, pour protéger ses fidèles. Par altération, valanja villu serait devenu Valavil.
Athirthi
Le carrefour qui vient de la gare située au Kerala et qui marque la frontière avec Mahé. On l’appelle Athirthi, la frontière .
En allant tout droit vers le nord depuis là, on arrive à Thathakkulam.
Thathakkulam
On dit qu’une société du groupe Tata avait envisagé Mahé pour fabriquer du savon, et qu’elle fit creuser un étang à Manchakal pour vérifier la présence d’eau. On en trouva, mais le projet n’eut pas de suite. Le lieu s’appelle pourtant toujours Thathakkulam. L’étang creusé par Tata se serait, à l’oral, contracté en Thathakkulam. Tout cela par tradition orale. Plus tard, le P.W.D. le prit en charge pour la distribution d’eau, je m’en souviens.
En continuant encore…
Manchakkal
Du haut du rocher, on voit la rivière, et parfois certaines parties du rocher à marée basse, couvertes d’une mousse jaune. D’où Manjakkallu, la pierre jaune , devenu Manchakkal.
En continuant encore, on arrive au quartier de Mundok
Le quartier de Mundok
D’un côté, la colline ; de l’autre, la rivière. Et sur l’autre rive, la même configuration. Voici ce que mon intuition me suggère :
Moon, la lune qui vient s’amarrer, dock, de façon parfaitement visible des deux côtés. Durant le mois du jeûne, on devait pouvoir observer la lune d’ici et déterminer avec précision le début du mois.
De la même manière, les Hindous réglaient nombre de leurs rites sur la lune : la pleine lune et la nouvelle lune.
Moon Dock se serait ensuite contracté en Mundok_l.
Marunnarakkunnu la Colline du Dépôt de Remèdes
C’est l’endroit élevé où se trouve l’hôpital actuel. Le lieu était déjà, autrefois, un hôpital. On y conservait les médicaments : marunnara, le dépôt de remèdes. D’où le nom Marunnarakkunnu.
J’ai recueilli une autre information, plus sûre encore, que je partage ici. Au début, il y aurait eu là un fort où l’on entreposait la poudre pour les combats, ainsi qu’un petit hôpital. Plus tard, lors des travaux d’agrandissement de l’hôpital, on aurait retrouvé des vestiges confirmant cette version. Elle semble la plus crédible.
La Route du Cimetière Semitheri Road
Comme elle mène à deux cimetières, on lui a sans doute donné ce nom français, cimetière.
À Mahé, on appelait aussi cette route Irumīs , un nom lié à l’époque portugaise.
Qu’est-ce qu’ Irumīs ?
Lorsque les Portugais s’imposèrent à Mahé, ils donnèrent aux lieux des noms dans leur langue. Irumīs est la prononciation locale du mot portugais Irmãos.
Irmãos signifie frères .
Pourquoi la Route du Cimetière est-elle devenue Irumīs ? Voici ce que j’en déduis : il devait y avoir là, à l’époque portugaise, un monastère chrétien. Les irmãos, les frères moines qui y résidaient, auraient donné leur nom au quartier.
Les Portugais sont arrivés sur la côte de Mahé aux XVIᵉ et XVIIᵉ siècles pour le commerce et la mission religieuse.
On dit qu’ils y fondèrent des églises et des cimetières.
Beaucoup de ces faits ne reposent sur aucun document officiel. Certains relèvent de la tradition orale, d’autres de mes propres déductions.
Une chose est sûre :
Mahé. Meyyilulla mizhi, l’œil dans le corps.
À l’embouchure, elle se pare d’un point de vermillon et regarde son visage.
Ce visage, c’est l’estuaire, azhimukham. L’endroit où la mer et la rivière se rejoignent. Quand tout s’unit : le corps et l’œil. Ce qui, plus tard, est devenu Mahé. Tout cela n’est peut-être qu’une impression, une illusion.
En remontant l’histoire derrière les noms de Mahé, en racontant les récits qui se cachent derrière chaque lieu…
À Mahé, Pattani Paramb et Koodarapura Road, encore utilisés aujourd’hui comme adresses postales, ont eux aussi un lien avec l’histoire.
Aux XVIᵉ et XVIIᵉ siècles, les Pattanis et les Ravuthars sont arrivés au Malabar pour le commerce et la vente de chevaux. On appelait Pattanis les descendants des Pathans, et Ravuthars les marchands de chevaux musulmans tamouls. C’étaient eux qui fournissaient les chevaux à la cavalerie du Samorin.
C’est peut vêtre parce que les Pattanis habitaient en groupe sur la plage de Mahé que le lieu est devenu plus tard Pattani Paramb. J’ai entendu dire que, lors de la fête de Sainte Thérèse, ceux qui venaient dressaient des tentes au bord de la route et tenaient un marché temporaire. La route où l’on montait les tentes prit alors le nom de Koodarapura Road, la route des abris .
Avec le temps, beaucoup de Pattanis ont émigré vers Kozhikode et Malappuram, mais leurs descendants vivent peut-être encore à Mahé. C’est ainsi que certains noms de lieux deviennent des traces de l’histoire.
Ne venez pas me troller parce que j’écris tout cela ! J’exerce ma liberté d’expression en pleine conscience, et je soumets ce texte d’aujourd’hui à votre avis.
Si vous partagez votre savoir, tout cela deviendra une grande connaissance.
Le savoir local est vaste : kayyal, kuyyal, pinjanam, koppa, basi, ulakka, ural, muram, kindi, kinnam, uri, naazhi, idangazhi, para, raathal, kolalavu, ammi, aattammi, kuyyammi… et ainsi de suite.
On trouve facilement sur Google des explications détaillées sur tout cela. Inutile de les répéter ici.
Ce que je veux dire, c’est que tout cela est devenu étranger à la société d’aujourd’hui. Si l’on interroge la prochaine génération à ce sujet, elle lèvera les yeux au ciel.
Si on leur demande d’où vient le riz, ils répondront : De chez Chappan Nair ou Paithalan.
Et si on demande : Et là-bas, d’où vient-il ?
Ils liront Manufactured by Sortex Company et diront que c’est fabriqué dans cette entreprise.
Ils ne savent que cela. Ils n’ont pas vu de rizière. Ils n’ont pas vu labourer la terre avec des bœufs. Ils n’ont pas vu préparer le champ. Ils n’ont pas vu semer le riz. Ils n’ont pas vu repiquer les plants. Ils n’ont pas vu moissonner.
On ne peut pas leur en vouloir. Il n’y a plus de rizières à voir.
C’est alors qu’une anecdote me revient. Un professeur demande : Qui est Mahatma Gandhi ?
Et l’élève répond : le héros du film Gandhi, réalisé par le célèbre cinéaste David Attenborough. On ne s’étonnerait même plus.
Lors d’un voyage, un pasteur chrétien parlait avec éloquence du christianisme. Deux ou trois religieuses l’accompagnaient.
Même elles n’appréciaient pas son discours. Les auditeurs supportaient, se demandant comment le contredire.
Exaspéré par tout cela, voyant le livre de la Société biblique dans sa main, je lui demandai : Père, quel est le rapport entre le livre que vous tenez et le Mahatma Gandhi ?
Surpris par cette question inattendue, le père, jusque-là intarissable, se tut comme si on avait freiné net.
Vous vous moquez de moi ? Il n’y a aucun rapport entre le Mahatma Gandhi et ce livre !
Et moi de répondre : Si, Père, si. Il y a un vrai lien.
Que racontez-vous ? Je connais par cœur chaque mot, chaque ligne, chaque paragraphe de ce livre. Ne vous moquez pas de moi.
La discussion s’envenima.
Si ! Non !
À la fin : Si-et-non !
Tout le monde les regardait.
Celui qui avait posé la question dit : Ce n’est pas moi. Donnez-moi le numéro de la page où l’on mentionne le Mahatma Gandhi, je la connais par cœur. Le pasteur ouvrit le livre à la page indiquée. Exact ! Et même parfaitement exact !! Le pasteur ne rouvrit plus la bouche jusqu’à Bangalore.
C’était ceci :
Books Printed and published by…
No. 2, Mahatma Gandhi Rd, FM Cariappa Colony, Sivanchetti Gardens, Bengaluru, Karnataka 560001
Autrefois, quand on marchait dans les rues de Mahé, après avoir passé la frontière et fait 100 mètres, on trouvait, après la maison ancestrale d’Ashokan Vakil, sur la gauche, un banc en ciment. Plus loin, au carrefour de Puthalam, un « réservoir », une citerne en béton où l’on gardait l’eau pour que les assoiffés puissent boire. Un petit trou, pas de robinet. Après usage, on le rebouchait avec un chiffon ou autre.
À 20 mètres sur la gauche, encore un banc. À l’époque, les gens s’asseyaient confortablement, le dos appuyé. Quand vint notre génération, on s’asseyait sur le dossier, les pieds sur le siège.
Je me souviens de bancs semblables sur le chemin de Thathakkulam et sur le terrain de l’église. Devant l’église, il y avait un réservoir d’eau, comme celui de la route de Puthalam.
Sur le terrain de l’église, un puits donnait une eau excellente. Jusqu’à l’année où nous tenions notre Kazhutha Club , on y voyait encore des commerçants et des habitants venir puiser. J’ai vu un puits semblable sur Semitheri Road. Bien qu’un panneau du P.W.D. indique Défense de laver, défense de se baigner , les bains et les lessives y étaient courants. Si quelqu’un venait l’interdire, les baigneurs et les laveurs l’auraient lessivé lui-même. Personne n’osait donc s’y risquer.
Au carrefour de l’hôpital et à Choodikkotta, je me souviens d’avoir vu deux athani, des reposoirs pour les charges. À Choodikkotta, j’ai vu des lampadaires en bois à pétrole dans plusieurs endroits de Mahé. À Choodikkotta, sur le chemin de l’hôpital, sur la route de l’hôpital, à Parakkal et sur le terrain, il y avait des puits d’eau douce. Beaucoup s’y rassemblaient pour laver, essorer, bavarder, médire…
En face du puits de Choodikkotta, deux toilettes. Derrière la boutique de Kunguvachan, deux toilettes. Près d’Irimīs, deux toilettes. Elles étaient construites avec un système de stockage d’eau. Plus tard, transformées en fosses septiques, elles devinrent un fléau pour les riverains, à cause des chiens. Les habitants finirent par couper l’approvisionnement en nourriture des chiens.
Et les chiens, face à ceux qui leur coupaient les vivres ? Ils n’ont pas de syndicat pour s’organiser. Ceux qui avaient installé ces commodités pour les chiens ont-ils supporté cela ? On n’a vu aucune protestation.
Mahé possédait aussi un bon système de drainage en plusieurs points de ses routes, pour évacuer l’eau de pluie.
En terminant ces souvenirs de Mahé, je reviens à mon premier texte où j’évoquais Mukkil Peedika et ses anecdotes. Le petit-lait et l’eau dont je parlais alors, conservés ainsi, désaltéraient les passants épuisés, les tireurs de charrettes de poisson, ceux qui portaient sur la tête des ballots de choodi et de feuilles. Ce petit-lait et cette eau devaient être pour eux comme de l’ambroisie. Aujourd’hui, plus de vache, plus de lait. Donc plus de petit-lait. Mais comme dit le proverbe, même s’il n’y a plus ni vache ni petit-lait, rien que d’y penser, l’acidité du petit-lait revient sur la langue de ceux qui l’ont goûté.
Quand j’ai choisi le titre de mes récits, j’ai pensé à Gopaletan de Poozhi, à son père. Je me suis souvenu de son père, Kelappettan, qui portait un kadukkan rouge. Aussitôt, Mangalatt Prakash m’a rappelé que son grand-père aussi en portait un. Chez nous aussi, il y avait des porteurs de kadukkan rouge. Peut-être que tous les hommes portaient alors le kadukkan rouge. Le rouge, couleur de la virilité, du combat ! Aujourd’hui, l’homme progresse et tente la conquête de Mars. Et Mars, elle aussi, est rouge !!
En me souvenant que c’est peut-être le sang versé par Achuthan et Ananthan pour la liberté de Mahé qui, en coulant dans la rivière, a puisé la sève de deux flamboyants pour en aviver encore le rouge,
je mets ici un terme à cet écrit.
Madathil Babu Jayaprakash……………✍️ My Wstsapp Contact No – 9500716709
