Le camarade Madhavan de Mahé, oublié par l’histoire

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Note : Cet article a été rédigé en malayalam et traduit en français à l’aide d’une IA.

Avertissement : Cette œuvre est un récit historique compilé à partir de sources d’archives, d’articles publiés et de témoignages oraux. Les interprétations sont présentées à travers un narrateur fictif afin de saisir l’esprit de l’époque.  

Publié pour la première fois dans Chuvanna Kadukkanitta Mayyazhi Kadha Parayumbol sur http://WordPress.com par l’auteur Madathil Babu Jayaprakash. On 25/05/2022 

Introduction au poème sur Machilott Madhavan

Quelques mots en préambule à ce poème :

Dans ce pays réputé pour ses parfums, patrie de la mode, paradis des voyageurs, royaume des belles femmes, et dont la langue ne souffre guère d’ambiguïté — la France — l’image allégorique de « Marianne », symbole de la libération française, naquit de l’imagination d’un peintre. Elle fut ensuite adoptée officiellement par la République française.

Aujourd’hui encore, la statue de Marianne est entretenue à Mahé avec tous les égards qui lui sont dus : par l’administration de Mahé, par les Français de Mahé, et par les Mahéens eux-mêmes. Mais… ?

Né ici même, à Mahé, ayant ensuite déplacé son champ d’action en France, Shri Machilott Madhavan combattit les nazis pour la libération de la France. Il fut atrocement torturé puis exécuté. 

Depuis de nombreuses années déjà, en quête de libération, son âme a rejoint celle de sa bien-aimée à Velliyankallu. Pourtant, dans l’espoir qu’un jour sa ville natale, Mahé, lui érige un mémorial où il pourrait reposer, il revient plusieurs fois par an, sous la forme de libellules, à Pathar où s’élèvent les monuments de la ville. Il y cherche en vain son propre mémorial. Mais l’âme de Madhavan a pu contempler mille pleines lunes.

À Marianne, il confie l’amertume d’avoir été oublié par sa propre terre, et les rêves d’amour fauchés dans sa jeunesse. S’il invite Marianne à Velliyankallu, ce n’est pas sans raison.

C’est « Marianne » qui a insufflé la vie à la République française. Pour les Français, elle n’est donc pas un simple symbole, mais leur âme vivante. C’est peut-être pour cela que Madhavan, à qui Mahé impose encore l’exil, invite Marianne à le rejoindre à Velliyankallu.

Quant à Marianne, elle poursuit son attente solitaire, habitée par le désir de voir le peintre qui lui donna forme, la société des femmes de France qui l’inspira, et ceux qui leur sont chers. Elle espère qu’un prêtre français viendra un jour l’invoquer et la ramener en France.

Les Français, eux, imaginant que Marianne, par sa longue relation avec Mahé, aurait appris le malayalam, n’ont jamais envoyé de prêtre francophone à Mahé pour invoquer son âme. La vérité, c’est que Marianne n’a jamais cherché à maîtriser le malayalam. D’ailleurs, Madhavan a compris que la plupart des Français apprennent très rarement une autre langue que la leur. Alors, deux ou trois fois par an, il s’envole de Velliyankallu jusqu’à Pathar pour apaiser, par leurs rencontres, l’attente de Marianne. Malgré tout, il faut croire que certains malentendus persistent entre eux comme une histoire sans fin.

Depuis le départ des Français, Marianne demeure dans sa solitude à Pathar, dans le lieu nouvellement aménagé pour elle. Elle y accueille les visiteurs qui viennent la voir, mais ne comprend pas leur langue. Une situation à rendre fou !

C’est en comprenant cela que Madhavan répète souvent à Marianne : « Mettons fin à cette solitude, envolons-nous pour Velliyankallu. » La seule solution serait soit que Marianne s’envole avec Madhavan pour Velliyankallu, soit que les Français restés à Mahé trouvent un emplacement près de Marianne pour y édifier un mémorial à Madhavan et à sa bien-aimée. Les Mahéens attendent de voir laquelle de ces solutions se réalisera. Oui, il ne reste plus que cette issue à trouver.

Pourtant, sans perdre espoir, et avec un peu d’égoïsme, Madhavan a souvent dit à Marianne : « Même si le gouvernement et le peuple de Mahé m’ont oublié, quand certains Français, qui n’ont jamais vu notre pays, viennent chaque année déposer des fleurs à tes pieds, ne pourrais-tu pas leur rappeler mon existence, ô Marianne ? » Mais Marianne, elle aussi, fait la sourde oreille. Espérons que l’on trouvera bientôt une solution au sanglot qui habite leurs cœurs.

Ces trois âmes — Madhavan, sa bien-aimée et Marianne — se remémorant leurs chagrins et leurs souvenirs d’antan, se sont imaginées conversant, assises autour du piédestal accordé à Marianne dans le parc Tagore à Pathar, Mahé. C’est de cette vision qu’est né ce poème.

Il se peut que les vers manquent d’harmonie et comportent des incohérences. Veuillez me le pardonner avec bienveillance.

Désormais, 47 jours tout au plus. Shri Machilott Madhavan achèvera ses 108 ans pour entrer dans sa 109e année ! Mais sans rien savoir de cela, Mahé dort encore. Non, Mahé feint de dormir.

Certains disent que les Mahéens ont de toute façon un excès d’ego !  

D’autres, qu’il existe une interdiction non déclarée sur certaines personnes !  

Une telle chose existe-t-elle ? Il n’y a aucune raison que cela soit !  

S’il n’y en a pas, alors pourquoi cette attente ?  

Et combien de temps encore durera cette attente ?

C’est en laissant cette question aux lecteurs que je commence…

À Marianne

Faute de temps pour rien, me disais-je,  

Alors que je perdais mon temps…  

Au moment où, attisant les souvenirs ténus,  

Je les élevais au ciel comme une flamme ardente…

Sans savoir que j’étais venu près de toi,  

Tu contemplais le soleil couchant en sanglotant.  

Cela fait bien longtemps, n’est-ce pas, « Marianne »,  

Que tu as commencé à rester ainsi ?  

Sans que tu le saches, sans que tu le dises,  

Chaque chose remonte et s’éveille en moi, à mon insu…

Quand j’y pense, une chose est sûre :  

Ma terre t’aime profondément !  

Alors pourquoi fixes-tu toujours l’horizon,  

La gorge nouée par l’émotion ?  

Cela fait bien longtemps, n’est-ce pas,  

Que tu trônes ici avec ce sourire radieux ?  

Combien de temps encore resteras-tu ainsi ?  

Ne pourrais-tu pas songer, ne serait-ce qu’un instant, au changement ?  

Sur cette question vaine, j’interromps mes vers, Marianne…

Chère Marianne, envolons-nous,  

Vers Velliyankallu, là où il n’y a ni chagrin, ni errance, ni hypocrisie.  

Envolons-nous ensemble vers Velliyankallu…

Je vois ton soupir brûlant sur la rive de Pathar  

Devenir un écho,  

Et le battement de ton cœur dans ta poitrine  

Se faire vague qui touche la rive puis se retire.  

Au moment où tu tentes en vain  

De raviver tes souvenirs d’autrefois…  

Je t’ai vue, caressant ta joue  

Sillonnée par les larmes de tristesse,  

Contempler les marques laissées par les vagues sur le rivage.

Tandis que tu fixes la mer,  

Attendant quelqu’un,  

Les libellules arrivées en essaim de Velliyankallu  

Avec le vent, tourbillonnent au-dessus de ta tête.  

Sans y prêter attention, tu chasses d’un revers de main  

Ce papillon dont le bruissement  

Trouble tes oreilles comme le son d’une vièle,  

Et je lis cela clairement sur ton visage, « Marianne ».

Cela fait longtemps que je ne t’ai vue,  

Et quand je te vois, un instant de silence…  

Puis le silence se fait éloquent,  

Ce que l’on a vu et qui a disparu, ce qui est invisible,  

Cette vie qu’il reste à voir,  

Les souvenirs passés et à venir,  

Tu les laisses s’écouler hors de la prison de l’oubli…

Même si je sais la vérité :  

Que tu ne peux goûter aux scènes vécues par ceux d’ici…  

Même quand tu t’efforces de ne garder dans ta vie  

Que les liens faits de la proximité de la confiance  

Et de la distance du respect…  

Je comprends que tu n’es pas faite  

Pour vivre en veuve sur cette terre malayalie.

Souviens-toi : nul n’est sans défaut sur cette terre.  

Il est vrai aussi que l’on n’a créé aucun humain parfait.  

Les oppositions et les adversaires,  

Les visions jamais vues,  

Ce que l’on a entendu et ce qui reste à entendre  

Te font toujours si mal,  

Je le sais, à chaque instant.

Mêlant victoires et défaites,  

Ayant appris que les victoires sont faites pour être savourées  

Et les défaites pour en tirer des leçons,  

Ceux qui trouvent mille raisons de nouer des liens  

En trouveront autant pour les rompre.

Les cœurs qui se sont aimés  

Trouvent chaque jour une nouvelle raison de s’éloigner,  

Se querellent avec une haine tenace,  

Se taillent et se poignardent pour assouvir leur rage,  

Tandis que toi, impuissante, tu regardes et soupires,  

Et que certains s’en délectent.

Sans distinguer le profit et la perte  

De ce que l’on donne et de ce que l’on perd,  

Dans la hâte d’amasser toujours plus,  

Ce que certains t’offrent peut être un sourire,  

Un regard, une caresse réconfortante.  

Pourtant, je sais que tu as profondément ressenti  

Le pouvoir magique de ces gestes.

Ne donne place dans le cœur humain  

Qu’à ceux qui t’ont connue et soutenue,  

Penses-tu, tout en te rappelant :  

Tous les liens sont comme des miroirs.  

Pourtant, pour trouver place dans le cœur et les prières des autres,  

Combien de mérites as-tu dû accumuler, « Marianne » ?

La vie doit tenir compte non seulement des gains, mais aussi des pertes.  

Chaque cicatrice tracée,  

En serrant contre soi les souvenirs d’hier,  

J’ai griffonné dans l’encrier de mon cœur  

Quelques vérités cosmiques.  

Ceux qui ne les reconnaissent pas  

Deviendront à jamais un fardeau pour la terre,  

Disais-je en m’arrêtant…  

Et je me suis souvenu, sans le vouloir :  

Que dans ma terre natale, je suis encore un étranger.

Madathil Babu Jayaprakash……….✍️  My Wstsapp Contact No – +9500716709

1 Comment

  1. Unknown's avatar Anonymous says:

    Adipoli ❤️👍🙏

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